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C’est certainement pour cette raison que ce village a été choisi en 2006 pour réintroduire successivement les ours Hvala, Sarousse et Balou.

Bon j’arrête là mes explications « culturelles » car j’entends déjà mes camarades qui se moquent à distance.

L’équipe se compose donc de la façon suivante :

Thomas, Boris et Antoine accompagné de son staff technique (Gaëlle et les enfants) sont inscrits sur la course de 66 Km et 4 400 m D+.

Delphine sur le 22 Km et 1 400 m D+.

Quant à moi-même et le régional de l’étape Maxime dit le « basque bondissant », nous avons décidé d’accompagner les trois « barjots » dans leur périple en effectuant le parcours en relais. (16 Km et 1400 m D+ pour moi sur le premier tronçon, puis Maxime sur 34 Km et 2 000 m D+ et enfin je terminais par à nouveau 16 km et 1 000 m D+).

Après avoir récupéré les dossards le samedi après-midi et bu la bière inévitable d'avant course, nous allons nous coucher rapidement puisque le départ de la course est fixé à 5 h 30.

Après un briefing de course rassurant (ne vous approchez pas des Patous qui gardent les troupeaux sur les sommets, évitez de courir, de faire des grands gestes, ils risquent d’attaquer) le départ est donné aux 200 coureurs.

La meute est lancée pour une montée de 13 km avant d’atteindre les crêtes et de redescendre sur le col de Portet d’Aspet pour le premier ravitaillement et le passage de témoin au basque bondissant.

Le challenge est de taille puisque je me dois de rester avec les champions nieulais afin de transmettre le relais à mon compère pour qu’il puisse continuer l’aventure avec nos « barjots ».

Avec 2’ minutes de retard sur Boris et Thomas au ravito, Antoine m’ayant servi de lièvre dans cette dure montée où j’ai dû cravacher, (2 h 40 pour 16 km, les routiers apprécieront), je récupère les clés de voiture de Maxime et les regarde s’élancer pour une boucle de 34 km (environ 5 heures de prévu).

J’appelle aussitôt Delphine qui emprunte le même itinéraire pour lui indiquer que la montée est bien difficile et longue mais sans difficulté majeure, lui indiquant que les Patous sont bien présents sur les crêtes (oups…).

Je prends donc mon temps et me rends par la route au km 50 de la course pour attendre sagement les barjots et le basque bondissant (environ 15’ de voiture. En effet, c’est plus rapide par la route, toujours petit clin d’œil aux coureurs sur route).

J’en profite donc pour me promener dans le petit village où doivent avoir lieu mes retrouvailles avec le reste de l’équipe. Et j’attends, j’attends, j’attends quoi !

J’en profite pour appeler ma femme qui après une montée régulière et après avoir semé les serres files, attaque une descente sur plus de 9 km.

Elle s’en donne à cœur joie et double bon nombre de concurrents. Elle terminera donc en 4 h 15, contente de sa gestion de course et de ses sensations.

Pendant ce temps-là, j’attends toujours !!! Les premiers passent. On discute, on écoute les commentaires des concurrents qui arrivent plein de boue des pieds à la tête en expliquant que cette deuxième partie est très difficile compte tenu des fortes pluies tombées la semaine précédant la course. De nombreuses chutes.

Mon téléphone sonne. Maxime et Antoine m’appellent pour me prévenir de leur arrivée imminente (je les ai laissés depuis presque 6 heures).

Boris et Thomas ne sont pas avec eux. Je décide donc de repartir avec Antoine pour les 16 derniers kms et me dis que si je ne peux pas suivre le corrézien sur son terrain de prédilection, je finirai avec les deux poursuivants.

Après quelques temps, nous sommes avertis par le PC Course (Delphine) qui me relaie l’information du Basque bondissant que Boris (problème de genou) et Thomas (problème digestif) ont arrêté et rentrent en voiture avec Maxime (tout de même 9 h de course et 50 km).

Je n’ai plus le choix. Je dois m’accrocher derrière Antoine qui n’a qu’une envie arriver et vite. Pfff…

C’est alors que les bénévoles, ces fameux bénévoles, au détour d’un sentier, nous indiquent qu’il ne reste que 7 km de descente. C’est à ce moment précis que mes cuisses ont commencé à « siffler » pour suivre le rythme effréné du corrézien qui ne rêvait que d’une bière (gratuite, et oui la réputation des corréziens en matière d’argent n’est plus à faire) et d’une chaise à l’arrivée.

Il a même fallu que je le supplie pour effectuer un arrêt au dernier ravito qui je vous l’accorde ne servait pas à grand-chose, mais mes poumons et mes cuisses criaient au supplice.

Le staff Bouchetoux et Delphine nous attendent pour une photo souvenir à quelques encablures de l’arrivée et Antoine peut franchir la ligne accompagné de ses deux garçons. (11 h 15 de course et aussi de marche).

Le basque bondissant et les deux autres barjots, sur la ligne d’arrivée sont fin prêts pour la bière et le débriefing d’après course.

La soirée se terminant autour d’une pizza et d’une b…….. (la devise de Nieul Airpur était donc respectée : convivialité).

Encore un bon week-end.

A bientôt pour de nouvelles aventures.

 

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